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Découvrez l'île de la Réunion

   

La Réunion et ses célèbres cascadesL’action conjuguée de l’eau, du vent et des mouvements internes de l’écorce terrestre, a donné naissance à des paysages majeurs : les trois grands cirques intérieurs de Cilaos, Mafate et Salazie, les profondes entailles formées par les principales rivières dans les flancs du volcan-bouclier, les plaines d’altitude parsemées de pitons…

Concentrées sur un territoire de petite dimension (2 500 km²), ces montagnes abruptes donnent à La Réunion une très forte identité géographique. Le survol de l'île en hélicoptère ou en ULM est époustouflant.

Le Piton des Neiges est le point culminant de l’île : 3 070 m. Ses dernières éruptions remontent à 16 000 ans. Accessible depuis le cirque de Cilaos, le cirque de Salazie ou la Plaine des Cafres, son ascension est classiquement réalisée en deux étapes, la nuit au gîte du Piton des Neiges permettant d'assister au lever du soleil sur le toit de la Réunion. Plus jeune, le Piton de la Fournaise (2632 m), apparu il y a 300 000 ans, est un des volcans les plus actifs au monde. Volcan de type "effusif", il reste relativement inoffensif. Deux fois par an en moyenne, il offre le spectacle féerique de fontaines de lave montant dans le ciel, de coulées brûlantes s’épanchant dans le sens de la pente et dont on peut s’approcher sans risque, pour peu de respecter les consignes de sécurité. Parfois, la lave atteint la mer, faisant naître d’immenses panaches de vapeur et modifiant les contours de la côte. La Fournaise menace très rarement des zones habitées et les appareils de mesure de l'Observatoire volcanologique préviennent de l’imminence des éruptions.

 

Histoire

A partir de 1715, la Compagnie des Indes Orientales, gestionnaire de l’île jusqu’en 1767, organise la culture du café, qui requiert une abondante main d’œuvre. Une société esclavagiste se met en place. Les plants de caféiers couvrent toutes les pentes de l’île jusqu’au début du XIXème siècle. Girofliers et muscadiers sont également introduits avec succès. Témoin de cette époque, le Musée de Villèle a été établi sur le domaine de la famille Panon-Desbassyns-Villèle. On peut visiter "La Chapelle pointue", les vestiges de la sucrerie, la cuisine extérieure et la demeure de maître.
Appelée Dina Morghabine par les Arabes, puis Ile Bourbon par les Français, l'île prend son nom actuel en 1794, en référence à la "réunion des Etats Généraux". En 1803, elle devient l’île Bonaparte, puis Bourbon de nouveau en 1814, après cinq années d’occupation anglaise. En 1848, elle reprendra son nom définitif.
Une vraie révolution industrielle commence en 1815, avec le début de l’exploitation de la canne à sucre, qui supplante rapidement le café sur toutes les zones littorales. L’industrie sucrière saura surmonter toutes les crises pour rester, encore aujourd’hui, le pilier de l’économie agricole insulaire. A Saint-Leu, le Musée Stella Matutina retrace les aventures agro-industrielles de la Réunion.

En 1848, l’esclavage est aboli. Maîtres et anciens esclaves parviennent difficilement à travailler ensemble. L'île recherche de la main d'oeuvre à l'extérieur. Beaucoup des "engagés", travailleurs massivement recrutés en Inde, resteront à La Réunion.
Un jeune esclave, Edmond Albius, invente, en 1841, le procédé de la fécondation artificielle de la vanille. La vanille Bourbon deviendra rapidement la meilleure du monde. Cette culture se perpétue aujourd'hui, que ce soit dans les plantations privées ou en coopérative, qui peuvent être visitées sur l'est de l'île, ou dans des restaurants qui en font leur spécialité La distillation du géranium rosat et du vétyver donnent des huiles essentielles qui restent également réputées. A découvrir dans les hauts de Saint Paul, à Petite France, ou à la Coopérative des huiles essentielles, au Tampon.

Quand la France colonise Madagascar, à partir de 1895, la Réunion tombe un peu dans l’oubli et vit, pendant plusieurs décennies, dans l’ombre de sa grande voisine. Mais en 1946, l'île devient département d’outre-mer. Progressivement, elle bénéficie d’importants investissements publics, qui lui donnent son visage actuel, moderne et développé. La Réunion est également une région de l’Union européenne à part entière, même si 10 000 kilomètres la séparent de Bruxelles.
L’agriculture et la pêche, les industries de transformation, le commerce, les technologies de l'information et de la communication, l'audiovisuel et le tourisme sont les principales activités économiques aujourd’hui.

 

Société

Une plage de la RéunionA partir des années 1960, des Français de métropole viennent s’établir, en nombre croissant, à La Réunion. Dans les années 1970, le département français de l’océan Indien commence à attirer des Comoriens, dont des Mahorais. Les visages réunionnais d’aujourd’hui, métissés pour la plupart, portent cette histoire. Ils sont familièrement qualifiés de :
- Cafres : descendants d’esclaves ou de travailleurs engagés africains et malgaches ;
- Zarabs : Indiens musulmans, qui ont en commun avec les Arabes la religion
- Malbars : descendants des travailleurs engagés du sud de l’Inde
- Zoreys : Français de métropole (le Français est dur d’oreille dès qu’on lui parle une autre langue que la sienne !)
- Chinois : Réunionnais d’origine chinoise et peu métissé.
- Yab, ou « Petit Blanc des Hauts » : descendants des colons les plus modestes repoussés vers les Hauts de l’île dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Mais aucune catégorie ne forme une communauté strictement cloisonnée , tous les jours, un mariage rapproche un peu plus chacune d’entre elles. La Réunion préfigure le monde de demain, celui d’un village uni par la vie en commun au-delà de ses origines multiples.

 

Culture

La Réunion est une véritable Terre des cultures, notamment grâce aux origines différentes des peuples qui la composent. Ce mélange des genres unique au monde a permis de créer une véritable "kiltir" créole réunionnaise, autant pour la musique ou la littérature, que d'autres moyens d'expression comme le Moring. Les différentes rubriques présentées dans ce thème vous proposent de découvrir véritablement l'ampleur de la richesse culturelle réunionnaise.

 

Architecture

L'architecture créole est un véritable art de vivre à la Réunion. Le mot "case" sert à désigner la maison typiquement historique de cette architecture réunionnaise enviée par beaucoup. Vous retrouverez dans ce dossier de très nombreux articles sur cette histoire, afin de vous faire découvrir les beautés des cases créoles tout en transmettant cette culture unique au monde.

 

Cuisine

Pique-nique CréoleLa Réunion est une île gourmande. Prenez un fond de culture française, ajoutez une pincée d’habitudes malgaches, un zeste de savoir-faire chinois, une pointe de saveurs indiennes, et vous obtiendrez un menu unique au monde.

Samoussas et bouchons, le métissage dès l'apéritif : Un triangle doré croque sous vos dents, les saveurs mélangées de la farce emplissent votre palais. Venus de l’Inde, les samoussas accompagnent idéalement un punch parfumé.

Hors d'oeuvre créoles
La salade de palmiste se prépare avec une variété de palmier de petite taille qui a longtemps poussé à l’état sauvage et qui a failli disparaître tant elle a été braconnée.
Le chouchou, appelé ailleurs chayote ou christophine, pousse sous des treilles qui ondulent au gré des pentes, dans le cirque de Salazie.
L’assiette de poissons fumés des tropiques : elle provient de la pêche au gros (espadons, marlins bleus, thons, dorades coryphènes...), pratiquée au large de La Réunion.
Riz, grains, rougail : trilogie de la cuisine réunionnaise traditionnelle.
Le piment, qui fait transpirer le visiteur au moins autant que le rhum du pays et le soleil tropical, a pu se glisser sous la peau d’ébène d’un boudin grillé ou dans l’assiette d’achards de légumes qui l'accompagne.
Le mot achard recouvre toutes sortes de légumes découpés en lanières et marinés dans une sauce pimentée.
Le plus explosif des piments réunionnais est le minuscule «piment-zoiseau». Il fait généralement son apparition à l’heure des plats chauds, dans la coupelle de «rougail» qui accompagne tous les caris.
Les plus courants sont les rougails tomate, bringelle (aubergine), mangue verte, citron, mais aussi pistache (dénomination locale de la cacahuète).
Le riz s’humecte de «grains» en sauce : haricots rouges, pois du Cap ou, mieux encore, lentilles de Cilaos. A l’instar de son homologue du Puy-en Velay, le sol volcanique de La Réunion a produit une excellente variété de lentilles.

La ronde des caris
La base de préparation des caris est similaire quels que soient les viandes, poissons ou légumes accommodés : on fait roussir ensemble oignon, ail, thym, tomates, sel poivre et, bien sûr du curcuma, le safran local, et parfois aussi du gingembre.
Ces plats mijotés se déclinent aussi avec des légumes, comme le ti’jacques (issu du jacquier, arbre originaire d’Inde, dont le fruit est consommé vert, en légume, et mûr, en fruit), le chouchou, voire la pomme de terre ou le palmiste.
Le «rougail», désigne à la fois un condiment et une variante de cari utilisée pour les saucisses, fraîches ou fumées, et la morue.
Depuis plus d’un siècle, les cuisiniers ont appris à accommoder un des trésors végétaux de la Réunion : la vanille. Une sauce où l’on aura laissé s’exprimer les arômes d’une ou deux gousses nappera avec bonheur un canard ou un filet de mérou !

 

Faune et flore

La découverte de La Réunion ne peut se passer de sa végétation et de sa faune unique. De nombreux animaux endémiques et plantes font d'elle un endroit unique au monde pour bien des beautés à y voir. A l'image de ses différents climats tropicaux, donnant des terres pouvant être très sèches ou des forêts humides, tout, à La Réunion, est réuni sur un petit périmètre pour donner naissance à des senteurs et des couleurs qui ne cessent d'émerveiller chacun d'entre nous.

Les lézards de la Réunion