
Les Avirons - Région : SudOn peut difficilement dire que Les Avirons soit une commune maritime dans la mesure où sa façade littorale n'est large que de 150 mètres au plus! Pourtant, ne serait-ce que par son passé, cette commune est résolument tournée vers la mer. C'est cependant dans les hauts, avec la grande forêt, que les Avirons donne sa pleine mesure. Coincée entre la ravine Mulat et la ravine des Avirons, la façade littorale est étroite de 150 mètres à peine : c’est une bande de sable noir ravie à la plage de l'Etang-Salé-les-Bains. Cette indigence de surface s’accentue lorsqu'on grimpe vers les hauteurs de la commune. L'altitude augmentant vite, le climat devient aussitôt propice à toutes les activités agricoles de l'arrière-pays créole: cannes à sucre, bien sûr, mais aussi élevage (porcs, bovins, ovins, caprins, volailles, et même des sangliers), maraîchage, cultures fruitières, et de grands vergers, qui sont parmi les plus productifs de l'île. L'atout majeur des Avirons reste le Tévelave (du malgache tava lavy : la grande forêt), un plateau de moyenne altitude où s'est développé un agrotourisme particulièrement actif, notamment grâce à sa situation de porte de la grande forêt des hauts et à son joyau, la route forestière des tamarins.
|
| |
|
 |
|
| |
Activités et lieux à découvrir dans cette région |
|
|
 |
|
|
|
| Le carmel Notre-Dame-du-Grand-Large est une institution unique dans l’île. Depuis la fermeture du Séminaire de Cilaos dans les années 70, c’est le seul lieu où l’on a tout loisir de méditer, se recueillir, se ressourcer, faire le point sur soi-même, dans une atmosphère feutrée d’où le décibel est totalement banni ! Tenu par de discrètes religieuses, le carmel offre aux “retraités” l’ambiance idéale, dans un cadre merveilleux : bâti sur les pentes dominant la forêt, le lieu de recueillement procure un panorama extraordinaire sur la forêt, la côte en contrebas, le village de l’Etang-Salé-les-Bains et un horizon sans limites. Le silence y est de règle, les offices et repas sont à heures fixes, on pourrait attribuer à ce lieu les paroles dévolues au Bernica par Leconte de Lisle : “Le bruit n’y monte pas de la mer sur les côtes / Ni la rumeur de l’homme / On y peut oublier…”. Accès : attendre le panneau indicateur à l’entrée Sud du village. Hébergement : chacun donne ce qu’il peut.
|
|
|
|
| |
| La route des Tamarins et son parcours botanique |
|
|
| |
De la Petite-France (route du Maido, dans les hauts de Saint-Paul) jusqu'au Tévelave, la route forestière des tamarins est un des parcours les plus originaux avec celle de Bébour-Bélouve à la Plaine des Palmistes. Au Tévelave, dès que l'on a passé les dernières maisons du village et laissé derrière soi les ultimes exploitations agricoles, la grande forêt des hauts reprend immédiatement ses droits. Dernier vestige de civilisation avant la sylve, un élevage de sangliers qui trouvent là des conditions favorables à leur développement. Sur la route forestière, longue de quelque 30 kilomètres, on y rencontre, selon l'altitude, absolument toutes les variétés botaniques qui font le charme de la grande forêt des hauts. Cette forêt de bois de couleurs est une réserve naturelle totalement protégée où de nombreux sentiers de randonnée s'offrent aux marcheurs moyens. S'il est absolument interdit d'y faire du feu, rien n'empêche d'y pique-niquer en famille. Oxygène et chlorophylle garantis. Accès : suivre la route après l'église du Tévelave. |
| |
|
|
|
|
|
|